lundi, septembre 12, 2005

J'ai fini de lire Plateforme

J'ai enfin fini la lecture de Plateforme de Michel Houellebecq.
Cela faisait 3 ans que je trimballais ce bouquin dans le fond de ma valise. Pour une raison que j'ignore, je n'arrivais pas à me lancer alors que j'étais persuadé qu'il me plairait. Finalement, j'ai ouvert le livre fin août, je l'ai lu facilement et avec un certain plaisir.
Comme on m'en avait beaucoup parlé, j'étais bien préparé et je ne peux pas dire que j'ai été surpris. J'y ai trouvé ce à quoi je m'attendais. Ce serait réducteur de dire qu'il s'agit d'une histoire d'amour, pourtant, même si le narrateur nous livre un regard désabusé sur notre société, je pense qu'il s'agit essentiellement de ça.
Beaucoup de scénes de cul, parfois un peu ennuyeuses.
A partir d'aujourd'hui, je pourrai donc dire : "j'ai lu du Houellebecq" et comme j'ai vu toutes les interviews télé de l'écrivain ces deux dernières semaines, j'ai vraiment l'impression d'être dans le vent. Même si la lecture de "la possibilité d'une île" attendra sans doute 3 ans.

jeudi, septembre 08, 2005

Mal aux fesses

Ca suffit, ça ne peut plus durer.
Je me suis de nouveau plongé dans des calculs idiots et il s’avère que, depuis le 1er janvier 2005, j’ai pris :
  • 76 fois l’avion,
  • 55 fois un train grandes lignes (et 184 fois depuis le 1er février 2004 !)

Un total de 131 déplacements en avion ou en train pour 251 jours de vie, 1 déplacement tous les 1,9 jour ! Cela signifie que j’ai passé des centaines d’heures à traîner derrière moi une valise à roulettes et que 50 fois au moins j’ai du batailler avec un voisin adipeux pour poser mon avant-bras sur un accoudoir.
Cela me donne le vertige. Comment ai-je pu supporter ça ?

mardi, septembre 06, 2005

Vivement demain.


Ce soir, j'ai la joie au coeur car demain sera une journée historique.
En effet, pour la 30ème fois depuis le 1er janvier 2005, je monterai dans un avion aux couleurs de Air France et j'accéderai ainsi au statut "Flying Blue Gold" que je convoite depuis de nombreux mois.
Encore plus formidable : je viens de découvrir que j'atteindrai simultanément le niveau "Iberia Plus Silver" puisque j'ai effectué aujourd'hui mon 45ème vol Iberia de l'année.
Un double orgasme en quelque sorte.

Je vais enfin pouvoir me la pêter grave dans les halls d'aéroport.

  • Je vais mépriser les gueux qui font la queue pour enregistrer, ceux qui attendent leur valise à l'arrivée, ceux qui ne peuvent embarquer en raison du surbooking. Moi, je dispose d'un comptoir d'enregistrement exclusif, d'une priorité sur les listes d'attente, de la livraison prioritaire des bagages.
  • Dans les salons qui me sont réservés, j'irai me goinfrer de petits biscuits en sachets individuels. Après avoir lancé un regard dédaigneux à l'hôtesse d'accueil, je saisirai 3 ou 4 journaux que je jetterai ensuite sans les avoir lus. Assis dans un fauteuil confortable, un verre de vin blanc à la main et la bouche pleine de chips, je hurlerai dans mon téléphone mobile "Sorry, I cannot speak louder because I am in the Business Lounge at CDG Airport. Let's talk about that when you are back from LA."
  • J'attacherai sur la poignée de mon cartable, l'étiquette "Flying Blue Gold", signe de reconnaissance des membres de ma tribu : les Frequent Travellers. J'affirmerai ainsi mon statut de mâle dominant, aiguisant un peu plus l'appétit sexuel des femelles à mon égard.

Seulement voilà, il y a encore 4 ou 5 ans, alors que je croupissais au niveau bleu avec ma carte Fréquence Plus, j'aurais vécu le franchissement de cette étape comme une béatification. Aujourd'hui, j'ai peur que ma fête soit un peu gâchée.

Tout d'abord, je rêvais à l'époque de la carte Fréquence Plus Rouge, renommée depuis en Flying Blue Gold. C'est idiot mais cela m'a fait prendre conscience que je ne serai JAMAIS Fréquence Plus Rouge. J'ai beau me dire que c'est pareil, je sais, comme Héraclite, qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même ruisseau.

Enfin, après un rapide calcul, je crois qu'on doit pouvoir estimer que je suis responsable, rien que par mes voyages en avion en 2005, du rejet dans l'atmosphère de 8 tonnes de gaz à effet de serre ! Et je n'ai pas calculé le nombre de litres kérosène qu'on a brûlés pour moi.

Allez, on n'y pense plus. Vivement demain. "PNC à vos portes. Armement des toboggans. Contrôle de la porte opposée."

dimanche, septembre 04, 2005

Ami lecteur, qui es-tu ?

Depuis quelques jours, j’ai installé un petit compteur discret sur cette page et, grâce à celui-ci et à Statcounter, j’obtiens des données intéressantes sur la fréquentation de mon blog. Je vais pouvoir notamment :
  • Tenter d’identifier celui, ou celle, qui me fait le plaisir de me rendre visite ;
  • Analyser les comportements de lecture.
Bref, je cherche à savoir qui peut bien me lire et pourquoi. En fonction de mon public et de ses goûts, j’orienterai mes articles, naturellement le trafic augmentera, je deviendrai alors un véritable phénomène de société, la notoriété s’abattra ensuite sur moi, enfin, accablé de gloire, je deviendrai riche et influent.
Avant de commencer une étude précise du profil de mes lecteurs assidus, j'ai d'abord dû supprimer ce que les statisticiens nomment les "points aberrants", c'est à dire les égarés qui se retrouvent sur ma page par hasard et que je ne parviens pas à fidéliser. Sur une semaine, 9 internautes ont échoué sur mon blog en passant par le détroit de Google. A 67%, ces malheureux avaient lancé une recherche en relation avec "Djamila Belkacem l'empoisonneuse". Rien que de penser que l'on puisse me rendre visite avec des pensées meurtrières me fait froid dans le dos. Heureusement, tous ont passé leur chemin et aucun est revenu.
Après élimination de ces éléments statistiques non significatifs, il ne restait plus qu'à analyser les comportements des lecteurs réguliers et à en dresser le portrait robot suivant :
  • mon lecteur est indifféremment un homme ou une femme, comme le montre parfaitement le camembert ci-contre ;
  • il appartient à la même génération que moi, 100% ont entre 30 et 35 ans ;
  • c'est un célibataire actif, financièrement autonome, qui dispose malgré tout de temps pour tenir à jour un blog ;
  • il vit en France (100%), 50% à Paris, 50% en province, mais c'est un urbain ;
  • mon lecteur est aussi très assidu, revenant jusqu'à 15 fois par jour pour lire et relire cette page.
Maintenant que le constat est fait, il me faut tirer un plan d'action :
  • Mon blog s'impose de jour en jour comme le blog d'une génération. Je décide de rester sur cette cible, sans chercher à me développer sur d'autres segments de marché. En effet, je risquerais de brouiller mon message et de perdre alors ceux qui constituent ma base, mes early adopters.
  • Des relais de croissance se trouvent à l'export. Dans un premier temps, je vise le lecteur francophone. En effet, écrire en anglais ou en espagnol est possible pour moi mais cela me demanderait un effort important ce qui nuierait à la régularité déjà aléatoire de mes mises à jour. J'ai bon espoir de fidéliser quelques amis wallons, québécois, africains de l'ouest et du centre avant de me lancer à la conquête de toute l'Europe occidentale et des Amériques.
  • Un meilleur référencement est impératif. Si la qualité du contenu est nécessaire pour fidéliser le lecteur, il faut encore augmenter ma base de clientèle en recrutant de nouveaux prospects. Pour cela, je décide de travailler à un meilleur référencement de mon blog dans les moteurs de recherche. Le filon serial killers déjà expérimenté est, à mon avis, à proscrire. Je m'oriente donc sur les mots clés les plus tapés : ceux du sexe. Dorénavant, toutes mes illustrations seront dénommées avec des intitulés issus de ce champ lexical : clitoris.jpg, doggy_style.jpg, busty_whore.jpg... Une façon discrète d'attirer du monde sans changer le fond de mes textes qui doivent rester lisibles en famille. J'espère ensuite que les égarés oublieront leur objectif masturbatoire et reviendront pour lire mon didacticiel de vaisselle, prendre part au débat public sur la suppression de la pédale d'embrayage... Et si quelques pervers souhaitent se soulager devant la photo d'un céleri-rave, qu'ils le fassent.