Petite faiblesse ces derniers jours, presque une semaine sans rien écrire sur ce blog. Je m'y remets et, même si le temps ne se rattrape jamais, je vais essayer de me rappeler les événements marquants de ces derniers jours.
Samedi 20 août
La température de la cave est de 19,9°C. Je range les bouteilles et je mets à jour mon livre de cave. Je découvre avec surprise une bouteille de Pauillac Haut-Bages-Libéral 1995 dont j'avais complètement oublié l'existence. La joie puis le doute m'envahit. A quelle occasion vais-je pouvoir ouvrir cette bouteille ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.
Courses à Auchan. J'achète plein de légumes, mais j'oublie les courgettes. Ce n'est pas très malin car cela compromet la ratatouille. Heureusement, en rentrant je m'aperçois qu'il restait quelques courgettes dans le fond du bac à légumes du réfrigérateur. Je me dis que c'est mon jour de chance. Je souris. Je suis heureux.
Le soir, je suis de nouveau tiraillé par les sentiments contraires de l'hésitation. Le moment est-il venu pour moi de préparer la ratatouille ? Répondre oui impliquerait d'en manger aussi le lendemain mais alors quelle viande pour accompagner ? Finalement, la ratatouille est reportée.
Dimanche 21 août
Ma maman arrive à la gare à 13h30. Nous déjeunons tard, essentiellement des crudités et du fromage puisque la ratatouille n'a pas été préparée.
Promenade en ville l'après-midi. Je prends un diabolo-menthe en terrasse. Nous sommes surpris par la pluie. Nous restons à l'abri sous le parasol.

À la librairie, j'achète
Antimanuel d'économie de Bernard Maris. J'en parlerai sans doute dans un prochain message quand je l'aurai lu. Même si je redoute un peu que l'auteur ne se laisse aller à quelques conclusions auxquelles je n'adhérerai pas, je sais déjà que B. Maris est un esprit brillant, que le livre est bien conçu et qu'il donne de bonnes références économiques. En le feuilletant, j'apprends que le prix Nobel d'économie est un prix créé à l'initiative de la banque centrale suédoise en hommage à Alfred Nobel. Voila pourquoi il n'a été décerné qu'à partir de 1969, ce qui était une énigme pour moi.
Le soir, ce sera poulet et haricots verts. Nous convenons que les haricots verts de Auchan sont vraiment très bons. Fins et sans fil.
Lundi 22 août
Température de cave : 19,9°
Visite du jardin botanique. J'apprends que 80% de la production de bergamote vient de Calabre et 13% de Côte d'Ivoire. L'huile essentielle extraite de cet agrume (qui parfume notamment mon thé Earl Grey) est "débergapténisée", c'est à dire qu'on lui enlève le bergaptène. Ce dernier provoque sur la peau des réactions : surpigmentations, pustules voire des cancers.
Le soir, je prépare enfin la ratatouille. C'est un succés.
Mardi 23 août
Mon boulanger préféré a enfin réouvert (Eh oui, c'est la reprise). J'achète deux baguettes "tradition" et trois espèces de mini-gateaux marbrés trempés dans le chocolat. Pour revenir, j'opte pour un détour par le parc mais j'ai à peine le temps d'en faire le tour avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Je me dis que j'ai eu tort de passer par le parc. Je me dis que c'est bien malheureux d'avoir un temps pareil au mois d'août. C'est idiot, mais ça me fait rire.
C'est la saison des mirabelles. J'en achète 1kg au Monoprix. C'est sympa le Monoprix. En revanche, je suis très déçu de ne pas trouver le même Munster au lait pasteurisé qu'à Auchan. Je prends le Munster de marque Monoprix Gourmet. On ne m'y reprendra pas.
À la gare, nous achetons des billets pour aller à Vittel le lendemain. La jeune femme au guichet est fort peu aimable.
La journée se termine par un repas au restaurant.
Mercredi 24 août
Départ pour Vittel avec ma maman le matin. Notre TER s'arrête dans tous les patelins. Entre le thé du petit déjeuner et les gobelets d'eau des sources Hépar et Vittel, je suis contraint de faire pipi quatre fois entre 10h et 15h.
Le Guide Vert indique un parcours de randonnée passant par la chapelle Sainte-Anne et le Croix de la Mission de Norroy. Le chemin n'est pas balisé. Je demande ma route à deux vieilles vosgiennes austères. Nous pensons être passés près de la croix. Il s'agit d'un calvaire assez quelconque. La chapelle Ste Anne présente, elle aussi, un intérêt limité.
Jeudi 25 août
Température de cave : 19,4°
Nous recevons. Je descends à la cave chercher deux bouteilles de vin pour accompagner les plats du déjeuner : un Fronsac 1997 Château Meyney (rouge) et un Côtes de Beaunes 1998 La Grande Chatelaine de chez Chantal Lescure (blanc). Le Fronsac est très bien, un peu trop académique avec son nez plein de vanille. Le Côte de Beaunes aurait dû être plus frais mais c'est une bien belle petite chose quand même.
Ma maman est repartie.
Fin de soirée avec Christophe Hondelatte et Djamila Belkacem. Une empoisonneuse condamnée à 30 ans de prison.