vendredi, décembre 23, 2005

Brouillard sur Toulouse

A la demande générale, une nouvelle histoire d'aéroport et d'avion.

Ce jeudi 22 décembre, tous les vols entre Madrid et Toulouse ont été annulés.
J'ai été obligé de passer une nuit supplémentaire à Madrid dans un hôtel pourri à côté de l'aéroport. Pour y aller, j'ai attendu une navette pendant 30 minutes dans le froid (parce qu'il fait froid à Madrid en hiver). En plus, j'ai mal mangé et il a fallu que je me lève une fois encore à 4h30 du matin pour prendre le premier avion pour... Lyon.
Une fois à Lyon, j'ai dû courir pour embarquer dans un avion capable d'atterrir à Toulouse-Blagnac, même par temps de brouillard.
Les vacances commencent mal.

lundi, novembre 21, 2005

Vu : Fabrice Santoro


Au salon Air France de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle - terminal 2F.
Il devait avoir envie que les gens le voient, il était assis juste à l'entrée du salon, impossible de le louper.

vendredi, octobre 28, 2005

Vu : Alain Minc


Aujourd'hui, dans le salon affaires de l'aéroport de Madrid. Il était affalé dans un fauteuil, le regard perdu en direction d'un écran annonçant les vols en retard. Je me fais un peu de souci pour lui. Il ne m'a pas l'air bien en forme.
J'ai failli aller le voir pour lui dire qu'il était beaucoup plus petit qu'à la télé et pour lui demander de réagir sur un sujet d'actualité comme la grippe aviaire.
Et hop, je reprends l'avantage sur Gros Pape.

lundi, septembre 12, 2005

J'ai fini de lire Plateforme

J'ai enfin fini la lecture de Plateforme de Michel Houellebecq.
Cela faisait 3 ans que je trimballais ce bouquin dans le fond de ma valise. Pour une raison que j'ignore, je n'arrivais pas à me lancer alors que j'étais persuadé qu'il me plairait. Finalement, j'ai ouvert le livre fin août, je l'ai lu facilement et avec un certain plaisir.
Comme on m'en avait beaucoup parlé, j'étais bien préparé et je ne peux pas dire que j'ai été surpris. J'y ai trouvé ce à quoi je m'attendais. Ce serait réducteur de dire qu'il s'agit d'une histoire d'amour, pourtant, même si le narrateur nous livre un regard désabusé sur notre société, je pense qu'il s'agit essentiellement de ça.
Beaucoup de scénes de cul, parfois un peu ennuyeuses.
A partir d'aujourd'hui, je pourrai donc dire : "j'ai lu du Houellebecq" et comme j'ai vu toutes les interviews télé de l'écrivain ces deux dernières semaines, j'ai vraiment l'impression d'être dans le vent. Même si la lecture de "la possibilité d'une île" attendra sans doute 3 ans.

jeudi, septembre 08, 2005

Mal aux fesses

Ca suffit, ça ne peut plus durer.
Je me suis de nouveau plongé dans des calculs idiots et il s’avère que, depuis le 1er janvier 2005, j’ai pris :
  • 76 fois l’avion,
  • 55 fois un train grandes lignes (et 184 fois depuis le 1er février 2004 !)

Un total de 131 déplacements en avion ou en train pour 251 jours de vie, 1 déplacement tous les 1,9 jour ! Cela signifie que j’ai passé des centaines d’heures à traîner derrière moi une valise à roulettes et que 50 fois au moins j’ai du batailler avec un voisin adipeux pour poser mon avant-bras sur un accoudoir.
Cela me donne le vertige. Comment ai-je pu supporter ça ?

mardi, septembre 06, 2005

Vivement demain.


Ce soir, j'ai la joie au coeur car demain sera une journée historique.
En effet, pour la 30ème fois depuis le 1er janvier 2005, je monterai dans un avion aux couleurs de Air France et j'accéderai ainsi au statut "Flying Blue Gold" que je convoite depuis de nombreux mois.
Encore plus formidable : je viens de découvrir que j'atteindrai simultanément le niveau "Iberia Plus Silver" puisque j'ai effectué aujourd'hui mon 45ème vol Iberia de l'année.
Un double orgasme en quelque sorte.

Je vais enfin pouvoir me la pêter grave dans les halls d'aéroport.

  • Je vais mépriser les gueux qui font la queue pour enregistrer, ceux qui attendent leur valise à l'arrivée, ceux qui ne peuvent embarquer en raison du surbooking. Moi, je dispose d'un comptoir d'enregistrement exclusif, d'une priorité sur les listes d'attente, de la livraison prioritaire des bagages.
  • Dans les salons qui me sont réservés, j'irai me goinfrer de petits biscuits en sachets individuels. Après avoir lancé un regard dédaigneux à l'hôtesse d'accueil, je saisirai 3 ou 4 journaux que je jetterai ensuite sans les avoir lus. Assis dans un fauteuil confortable, un verre de vin blanc à la main et la bouche pleine de chips, je hurlerai dans mon téléphone mobile "Sorry, I cannot speak louder because I am in the Business Lounge at CDG Airport. Let's talk about that when you are back from LA."
  • J'attacherai sur la poignée de mon cartable, l'étiquette "Flying Blue Gold", signe de reconnaissance des membres de ma tribu : les Frequent Travellers. J'affirmerai ainsi mon statut de mâle dominant, aiguisant un peu plus l'appétit sexuel des femelles à mon égard.

Seulement voilà, il y a encore 4 ou 5 ans, alors que je croupissais au niveau bleu avec ma carte Fréquence Plus, j'aurais vécu le franchissement de cette étape comme une béatification. Aujourd'hui, j'ai peur que ma fête soit un peu gâchée.

Tout d'abord, je rêvais à l'époque de la carte Fréquence Plus Rouge, renommée depuis en Flying Blue Gold. C'est idiot mais cela m'a fait prendre conscience que je ne serai JAMAIS Fréquence Plus Rouge. J'ai beau me dire que c'est pareil, je sais, comme Héraclite, qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même ruisseau.

Enfin, après un rapide calcul, je crois qu'on doit pouvoir estimer que je suis responsable, rien que par mes voyages en avion en 2005, du rejet dans l'atmosphère de 8 tonnes de gaz à effet de serre ! Et je n'ai pas calculé le nombre de litres kérosène qu'on a brûlés pour moi.

Allez, on n'y pense plus. Vivement demain. "PNC à vos portes. Armement des toboggans. Contrôle de la porte opposée."

dimanche, septembre 04, 2005

Ami lecteur, qui es-tu ?

Depuis quelques jours, j’ai installé un petit compteur discret sur cette page et, grâce à celui-ci et à Statcounter, j’obtiens des données intéressantes sur la fréquentation de mon blog. Je vais pouvoir notamment :
  • Tenter d’identifier celui, ou celle, qui me fait le plaisir de me rendre visite ;
  • Analyser les comportements de lecture.
Bref, je cherche à savoir qui peut bien me lire et pourquoi. En fonction de mon public et de ses goûts, j’orienterai mes articles, naturellement le trafic augmentera, je deviendrai alors un véritable phénomène de société, la notoriété s’abattra ensuite sur moi, enfin, accablé de gloire, je deviendrai riche et influent.
Avant de commencer une étude précise du profil de mes lecteurs assidus, j'ai d'abord dû supprimer ce que les statisticiens nomment les "points aberrants", c'est à dire les égarés qui se retrouvent sur ma page par hasard et que je ne parviens pas à fidéliser. Sur une semaine, 9 internautes ont échoué sur mon blog en passant par le détroit de Google. A 67%, ces malheureux avaient lancé une recherche en relation avec "Djamila Belkacem l'empoisonneuse". Rien que de penser que l'on puisse me rendre visite avec des pensées meurtrières me fait froid dans le dos. Heureusement, tous ont passé leur chemin et aucun est revenu.
Après élimination de ces éléments statistiques non significatifs, il ne restait plus qu'à analyser les comportements des lecteurs réguliers et à en dresser le portrait robot suivant :
  • mon lecteur est indifféremment un homme ou une femme, comme le montre parfaitement le camembert ci-contre ;
  • il appartient à la même génération que moi, 100% ont entre 30 et 35 ans ;
  • c'est un célibataire actif, financièrement autonome, qui dispose malgré tout de temps pour tenir à jour un blog ;
  • il vit en France (100%), 50% à Paris, 50% en province, mais c'est un urbain ;
  • mon lecteur est aussi très assidu, revenant jusqu'à 15 fois par jour pour lire et relire cette page.
Maintenant que le constat est fait, il me faut tirer un plan d'action :
  • Mon blog s'impose de jour en jour comme le blog d'une génération. Je décide de rester sur cette cible, sans chercher à me développer sur d'autres segments de marché. En effet, je risquerais de brouiller mon message et de perdre alors ceux qui constituent ma base, mes early adopters.
  • Des relais de croissance se trouvent à l'export. Dans un premier temps, je vise le lecteur francophone. En effet, écrire en anglais ou en espagnol est possible pour moi mais cela me demanderait un effort important ce qui nuierait à la régularité déjà aléatoire de mes mises à jour. J'ai bon espoir de fidéliser quelques amis wallons, québécois, africains de l'ouest et du centre avant de me lancer à la conquête de toute l'Europe occidentale et des Amériques.
  • Un meilleur référencement est impératif. Si la qualité du contenu est nécessaire pour fidéliser le lecteur, il faut encore augmenter ma base de clientèle en recrutant de nouveaux prospects. Pour cela, je décide de travailler à un meilleur référencement de mon blog dans les moteurs de recherche. Le filon serial killers déjà expérimenté est, à mon avis, à proscrire. Je m'oriente donc sur les mots clés les plus tapés : ceux du sexe. Dorénavant, toutes mes illustrations seront dénommées avec des intitulés issus de ce champ lexical : clitoris.jpg, doggy_style.jpg, busty_whore.jpg... Une façon discrète d'attirer du monde sans changer le fond de mes textes qui doivent rester lisibles en famille. J'espère ensuite que les égarés oublieront leur objectif masturbatoire et reviendront pour lire mon didacticiel de vaisselle, prendre part au débat public sur la suppression de la pédale d'embrayage... Et si quelques pervers souhaitent se soulager devant la photo d'un céleri-rave, qu'ils le fassent.

samedi, août 27, 2005

Hasta la victoria, siempre

Ils ont plié ! Il nous aura fallu moins de 24 heures de lutte pour triompher des ennemis sournois qui tentaient de bailloner le libre penseur que je suis.

Cachez-vous bandes de vilains, vous savez désormais qu'ils sont là pour me soutenir. Nous sommes nombreux, nous sommes forts, nous sommes déterminés, vous ne pouvez rien contre nous. Ne vous avisez pas de recommencer. Qui que vous soyez, où que vous soyez, nous vous débusquerons et je plongerai moi-même les mains dans vos entrailles pour en extraire le coeur.

Mon éditeur a donc retrouvé toutes les fonctionnalités avancées qui me permettent d'insérer aisément des photos, d'écrire en gras, en italique, en couleur et en italique, en couleur en gras et en italique, de faire des liens vers des sites débiles en gras en couleur et en italique...
Bref, je peux m'exprimer librement, affranchi des contigences HTML. Cette victoire, je la dois à tous ceux qui se sont mobilisés pour crier haut et fort leur révolte. Merci.

En homme libre, je vous informe qu'il fait 19,1° C dans ma cave.

vendredi, août 26, 2005

Messieurs les censeurs, bonsoir !

J'aurais dû m'en douter. Je dérange, mes opinions dérangent.
On cherche à me faire taire mais on n'y arrivera pas.

Je ne sais pas si c'est à cause de mon brûlot anti-pédale d'embrayage ou encore ma prise d'opinion virulente contre la TIPP qui flotte mais je subis depuis 24h une étrange panne de mon éditeur de blog. Il m'est devenu impossible d'insérer des images et je suis contraint à taper du code en html comme un vulgaire étudiant en informatique des années 1990.

On cherche à m'intimider mais je ne me laisserai pas faire. Je sais que je ne suis pas seul. Ils viendront de partout pour me soutenir et réclamer justice en mon nom.

Rendez-moi l'interface wysiwyg de mon éditeur !

jeudi, août 25, 2005

Eh oui, c'est la reprise.

Petite faiblesse ces derniers jours, presque une semaine sans rien écrire sur ce blog. Je m'y remets et, même si le temps ne se rattrape jamais, je vais essayer de me rappeler les événements marquants de ces derniers jours.

Samedi 20 août
La température de la cave est de 19,9°C. Je range les bouteilles et je mets à jour mon livre de cave. Je découvre avec surprise une bouteille de Pauillac Haut-Bages-Libéral 1995 dont j'avais complètement oublié l'existence. La joie puis le doute m'envahit. A quelle occasion vais-je pouvoir ouvrir cette bouteille ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.

Courses à Auchan. J'achète plein de légumes, mais j'oublie les courgettes. Ce n'est pas très malin car cela compromet la ratatouille. Heureusement, en rentrant je m'aperçois qu'il restait quelques courgettes dans le fond du bac à légumes du réfrigérateur. Je me dis que c'est mon jour de chance. Je souris. Je suis heureux.

Le soir, je suis de nouveau tiraillé par les sentiments contraires de l'hésitation. Le moment est-il venu pour moi de préparer la ratatouille ? Répondre oui impliquerait d'en manger aussi le lendemain mais alors quelle viande pour accompagner ? Finalement, la ratatouille est reportée.

Dimanche 21 août
Ma maman arrive à la gare à 13h30. Nous déjeunons tard, essentiellement des crudités et du fromage puisque la ratatouille n'a pas été préparée.

Promenade en ville l'après-midi. Je prends un diabolo-menthe en terrasse. Nous sommes surpris par la pluie. Nous restons à l'abri sous le parasol.

À la librairie, j'achète Antimanuel d'économie de Bernard Maris. J'en parlerai sans doute dans un prochain message quand je l'aurai lu. Même si je redoute un peu que l'auteur ne se laisse aller à quelques conclusions auxquelles je n'adhérerai pas, je sais déjà que B. Maris est un esprit brillant, que le livre est bien conçu et qu'il donne de bonnes références économiques. En le feuilletant, j'apprends que le prix Nobel d'économie est un prix créé à l'initiative de la banque centrale suédoise en hommage à Alfred Nobel. Voila pourquoi il n'a été décerné qu'à partir de 1969, ce qui était une énigme pour moi.

Le soir, ce sera poulet et haricots verts. Nous convenons que les haricots verts de Auchan sont vraiment très bons. Fins et sans fil.

Lundi 22 août
Température de cave : 19,9°
Visite du jardin botanique. J'apprends que 80% de la production de bergamote vient de Calabre et 13% de Côte d'Ivoire. L'huile essentielle extraite de cet agrume (qui parfume notamment mon thé Earl Grey) est "débergapténisée", c'est à dire qu'on lui enlève le bergaptène. Ce dernier provoque sur la peau des réactions : surpigmentations, pustules voire des cancers.

Le soir, je prépare enfin la ratatouille. C'est un succés.

Mardi 23 août
Mon boulanger préféré a enfin réouvert (Eh oui, c'est la reprise). J'achète deux baguettes "tradition" et trois espèces de mini-gateaux marbrés trempés dans le chocolat. Pour revenir, j'opte pour un détour par le parc mais j'ai à peine le temps d'en faire le tour avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Je me dis que j'ai eu tort de passer par le parc. Je me dis que c'est bien malheureux d'avoir un temps pareil au mois d'août. C'est idiot, mais ça me fait rire.

C'est la saison des mirabelles. J'en achète 1kg au Monoprix. C'est sympa le Monoprix. En revanche, je suis très déçu de ne pas trouver le même Munster au lait pasteurisé qu'à Auchan. Je prends le Munster de marque Monoprix Gourmet. On ne m'y reprendra pas.

À la gare, nous achetons des billets pour aller à Vittel le lendemain. La jeune femme au guichet est fort peu aimable.

La journée se termine par un repas au restaurant.

Mercredi 24 août
Départ pour Vittel avec ma maman le matin. Notre TER s'arrête dans tous les patelins. Entre le thé du petit déjeuner et les gobelets d'eau des sources Hépar et Vittel, je suis contraint de faire pipi quatre fois entre 10h et 15h.

Le Guide Vert indique un parcours de randonnée passant par la chapelle Sainte-Anne et le Croix de la Mission de Norroy. Le chemin n'est pas balisé. Je demande ma route à deux vieilles vosgiennes austères. Nous pensons être passés près de la croix. Il s'agit d'un calvaire assez quelconque. La chapelle Ste Anne présente, elle aussi, un intérêt limité.

Jeudi 25 août
Température de cave : 19,4°
Nous recevons. Je descends à la cave chercher deux bouteilles de vin pour accompagner les plats du déjeuner : un Fronsac 1997 Château Meyney (rouge) et un Côtes de Beaunes 1998 La Grande Chatelaine de chez Chantal Lescure (blanc). Le Fronsac est très bien, un peu trop académique avec son nez plein de vanille. Le Côte de Beaunes aurait dû être plus frais mais c'est une bien belle petite chose quand même.

Ma maman est repartie.

Fin de soirée avec Christophe Hondelatte et Djamila Belkacem. Une empoisonneuse condamnée à 30 ans de prison.

jeudi, août 18, 2005

Pédale !

Après une longue période sans conduire, j'ai décidé de prendre quelques heures de conduite dans une auto-école. Je constate avec effroi que la façon de conduire n'a guère changé depuis le 20ème siècle et surtout que la pédale d'embrayage de la voiture de papa est toujours là.

Alors quoi ? On envoie des hommes sur la lune et on ne serait pas capable de trouver un moyen plus astucieux et plus moderne de passer les vitesses ? Non, je ne peux pas y croire. Certains argueront que la pédale d'embrayage a déjà été supprimée des voitures à boite automatique. C'est un début, mais il faut continuer le combat. Certes, je comprends l'intérêt de passer les vitesses manuellement. Il existe même des conducteurs qui éprouvent du plaisir à tâter du levier. Loin de moi l'idée de les priver de ce plaisir solitaire mais pourquoi pousser la perversion jusqu'à obliger à utiliser le pied ? Je pense que l'utilisation du pied devrait rester une option, une fantaisie que l'adulte averti pourrait s'autoriser épisodiquement pour pimenter un quotidien devenu trop ordinaire.

Jetons maintenant un coup d'oeil au schéma. On dirait le dessin technique du vistemboire à burette mobile de nos cours d'EMT de 5ème. Comment imaginer que ce mécanisme rudimentaire, à technologie 100% analogique existe encore à notre époque où tout va plus vite et où même l'économie est virtuelle ?

Mais j'imagine que cette situation profite à quelques puissants, rois de la pédale et associés, protégés par des gouvernements complices. Ne nous y trompons pas ! Ceux-là s'en fichent pas mal que nous subordonnions l'action de notre pied gauche à la volonté de la main, seuls leurs profits comptent. Pourquoi maintenir une rente fondée sur un héritage absurde ?

Afin d'aller de l'avant et de sortir de ce paradigme, je demande solennellement qu'un débat citoyen s'engage sur la question de la suppression de la pédale de gauche. Un premier avantage sera de relancer l'innovation et la créativité dans un domaine qui en manque cruellement aujourd'hui. D'autre part, je suis persuadé que l'Europe saura relever ce défi et gagner la bataille de la technologie face à des économies émergentes qui profitent aujourd'hui des mouvements de délocalisation dans l'industrie de la pédale. Je rêve sans doute un peu, mais on peut déjà prévoir que des idées nouvelles vont germer pour occuper un pied ainsi libéré. Ainsi, par exemple, pourquoi ne pas imaginer un Sporelec pour mollet gauche à brancher sur l'allume-cigare ? Cela permettrait au conducteur de développer une musculature harmonieuse et symétrique en compensant par des stimuli électriques les efforts autrefois fournis pour activer la pédale.

Enfin, comme je ne suis pas fou et qu'il faut que la transition se fasse en douceur, je propose qu'une pédale d'ornement reste proposée en option sur les nouveaux véhicules. En effet, je suis conscient qu'une disparition rapide n'est pas souhaitable car elle risquerait de provoquer les conséquences suivantes :

  • Un bouleversement sans précédent dans l'industrie. Il nous faut penser aux plus modestes qui depuis des générations font bouillir leur marmite avec l'argent gagné dans l'usine à pédales.
  • La colère des producteurs qui riqueraient alors de venir déverser leurs excédents devant nos préfectures. La reconversion des capacités de production doit être encouragée mais il faut un peu de temps pour qu'elle se passe correctement.
  • La perte de repères des plus anciens. Nos concitoyens les plus âgés ont toujours utilisé leur pied gauche pour conduire. Par respect pour eux, il faut leur garantir le droit de conserver leurs habitudes dans une société qui leur est de plus en plus difficile de comprendre.

Je sais que ce combat est difficile à mener, tant les médias se désintéressent du sujet. Je ne perds pas espoir et j'espère qu'une prise de conscience dans le grand public se fera car ma cause est juste.

mardi, août 16, 2005

Température d'oreille et céleri rave

Ce matin, nous avons acheté quelques cadeaux pour la naissance de la première fille d'un couple d'amis. C'est fou, il existe des appareils qui donnent la température d'un enfant, ou d'un adulte grâce à un embout introduit dans l'oreille. Il semblerait que l'instrument soit doté d'un capteur à infra-rouges mais j'imagine qu'en plus cela suppose une correction de la mesure pour donner une température corporelle estimée. Je me pose donc une question essentielle : l'appareil donne-t-il une valeur identique si on l'utilise ailleurs que dans l'oreille ?
désolé
Sujet plus intéressant mais qui n'a rien à voir : le céleri-rave. Je connaissais ce légume mais je ne m'étais pas rendu compte à quel point il est bon. C'est un gros machin tout moche, avec des espèces de mini-tentacules blanchâtres à la base d'un bulbe disgracieux. Pour le peler, aucun soin particulier à porter. On y va franco, au couteau. Ensuite, on coupe en morceaux grossiers. Côté cuisson, j'ai utilisé un ustensile merveilleux : la cocotte-minute. J'avais préparé une sorte de ratatouille (huile d'olive, tomates, poivrons, courgettes, oignons, ail, thym, laurier, origan) à laquelle j'ai ajouté ensuite quelques carottes et des poireaux (parce que j'en avais) et le fameux céleri-rave. On ferme le couvercle, on laisse monter la pression et on compte 15 minutes. Un délice. Voilà, c'est dit. C'est un tel régal que je ne pouvais pas garder ce secret pour moi plus longtemps. Non, ne me remerciez pas.

lundi, août 15, 2005

Le retour à la terre


Avec le Libé de samedi, j'ai acheté la bédé le retour à la terre - tome 1 - la vraie vie de Larcenet et Ferri. Du coup, je l'ai lue. Cela faisait longtemps qu'on me parlait de Manu Larcenet. Voila, c'est fait, maintenant je peux dire que je connais. C'est sympa et drôle. Une lecture un peu païenne pour un 15 âoût mais ça occupe.

Je dois être dans ma période blog puisque le récit est ici aussi assez autobiographique. Ce sont des histoires courtes qui racontent l'arrivée de Manu Larcenet et de sa compagne à la campagne. Lui est un parisien de naissance, il a grandi à Juvisy. Le comique naît donc du décalage entre Larcenet l'urbain et le milieu dans lequel il arrive : la campagne, la nature et ses habitants.

dimanche, août 14, 2005

TIPP : fluctuat nec mergitur

Le prix du baril de pétrole va de record en record. Une hausse de près d'un dollar par jour la semaine dernière. C'est une aubaine pour les journalistes de permanence cet été : voila un sujet facile à couvrir et qui donne l'occasion d'un petit reportage quotidien.
En résumé, cela donne :
  • un plan sur une bourse (Wall Street, Paris...) ;
  • des types, que le commun des mortels identifie comme des courtiers, qui agitent les bras ; on comprend que ça s'agite sur les places financières, ça sent le pognon ; voix-off "le prix du pétrole monte" ;
  • des images de puits de pétrole, quelques raffineries ; voix-off "ya des tensions du côté de la production" ;
  • des images du périph' ; voix-off "et le pétrole, y en a plein dans l'essence" ;
  • l'avis des experts, à la station-service rue de la Convention dans le XVème ou à l'aire de repos de Montélimar, on interroge deux types qui remplissent leur réservoir ou qui font pisser leur chien avant de reprendre le volant ; réactions "eh oui, ça coûte de l'argent d'acheter de l'essence, surtout que le prix monte et que la voiture ça consomme de l'essence" ;
  • un plan sur le ministère des finances de Bercy ; voix off "l'essence c'est beaucoup de taxes, alors l'Etat ça l'arrange bien que le prix du pétrole monte".

Je caricature un peu mais un peu seulement. Dans tout cela, je regrette surtout les raccourcis.

Entre prix du pétrole et spéculation d'abord. Je me souviens du discours ambiant en 2003, lorsque le prix du baril "s'envolait au-dessus de la barre psychologique des 45 $". Certains dénonçaient les spéculateurs qui faisaient monter les prix alors que "les fondamentaux étaient bons", que les capacités de production étaient là et que les réserves aussi. Aujourd'hui, ce discours se fait plus discret. Il semblerait que l'offre de pétrole ne soit pas si abondante, l'extraction pas si facile et la demande toujours forte.

Entre pétrole et voiture personnelle ensuite. Certes, la bagnole du vacancier avale de l'essence mais ce n'est qu'une facette du sujet. J'ai l'impression que les questions qui tournent autour de l'or noir sont beaucoup plus nombreuses et complexes : la question des transports, certes, mais aussi celle de l'énergie au sens large, le modèle de développement fondé sur des sources d'énergie fossiles bon marché, la mauvaise répartition des réserves et les tensions qui en découlent...

Enfin, pour en venir au sujet évoqué par le titre, le raccourci entre prix du pétrole et fiscalité me déplaît. Il faut lutter contre ce réflexe qui consiste à faire appel à l'Etat à chaque fois qu'un problème se pose. Attention, je ne sais pas s'il est juste de taxer l'essence à 75% ou si la contribution des automobilistes au budget de l'Etat est en rapport avec les coûts relatifs à la route. C'est pour moi un autre débat. Mais j'ai du mal à comprendre l'idée qu'on demande à l'Etat d'absorber la hausse du prix du pétrole en faisant flotter sa TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) sur l'essence. Le prix du baril monte, cela doit se répercuter sur le prix de l'essence.

La Prophétie des Grenouilles


Ce soir, j'ai assisté à la projection en plein air du film d'animation La Prophétie des grenouilles. Il s'agit d'un film pour les enfants. Une fable un peu écolo, une histoire de déluge et d'arche de Noé où Noé s'appelle Ferdinand, où la tortue parle avec la voix de Anouk Grinberg et l'éléphant avec la voix de Michel Galabru.

vendredi, août 12, 2005

Hanté


J'ai fini de lire Hanté de Philippe Dupuy. On peut en lire une critique brillante, mais en anglais, ici.
Personnellement, j'ai eu du mal à accrocher et je ne suis pas sûr d'avoir tout compris. Dans le genre autobiographie-introspection-idées-noires, j'avais préféré Journal d'un album en duo avec Charles Berberian.

jeudi, août 11, 2005

Laver la vaisselle : le didacticiel

Comme annoncé dans la note précédente, voici une explication en images de la vaisselle. Si un internaute de passage a des suggestions à faire pour m'aider à optimiser le processus (temps, quantités d'eau et de liquide vaisselle), qu'il n'hésite pas à commenter.

La vaisselle se déroule suivant plusieurs étapes, décrites dans ma note du 10 août :

  1. les deux bacs sont remplis de vaisselle sale,
  2. je lave et rince la vaisselle du bac gauche, je pose la vaisselle propre sur l'égouttoir, le bac droit reste plein de vaisselle sale,

  3. lorsque le bac gauche est presque plein d'eau, je transfère la vaisselle sale du bac droit vers le bac gauche,

  4. J'essuie la vaisselle propre qui est sur l'égouttoir pendant que le reste de la vaisselle sale trempe dans le bac gauche,

  5. je lave la vaisselle qui est dans le bac gauche, juste avec l'éponge et le liquide vaisselle, sans faire couler d'eau, je dépose la vaisselle à rincer dans le bac droit,

  6. je rince toute la vaisselle qui est dans le bac droit.

Et voici le résultat :

Laver la vaisselle : le contexte

A la demande générale, j'ai décidé d'expliquer de nouveau comment je lave la vaisselle afin de lever les ambiguïtés de ma note précédente. Je précise donc ci-après quelques éléments de contexte socio-culturel puis j'illustre, dans la note suivante, l'explication par des photos prises ce matin.

Le "background" (comme disent les améwicains)

Pour tenter d'expliquer pourquoi je lave la vaisselle ainsi, certains me demandent d'en dire un peu plus sur moi. Certes, la culture a peut-être une influence car il est vrai que je lave les couverts, les assiettes et que je rince sans même y penser. Comme il est ici plus question d'acquis que d'inné, j'ai bien dû être déterminé par quelque chose pour me comporter ainsi.

D'autre part, j'avoue que, comme je l'écrivais dans mon message précédent, je cherche à optimiser et je suis avide d'échanges sur ce sujet avec mes semblables. J'analyse avant d'agir, avec des schémas de pensée qui me sont propres mais qui sont sans doute conditionnés par mon éducation. Présenter ma façon de laver la vaisselle, c'est me dévoiler un peu. C'est certain.

Enfin, s'il est probable que tout homme, quelle que soit sa culture, est confronté à la nécessité de laver ses plats, les méthodes employées doivent différer d'une société à une autre et sans doute d'une époque à une autre. Il est d'ailleurs intéressant de constater que cet acte inscrit l'homme tout à la fois dans l'histoire ET dans la répétition. D'une part, lorsque je lave, je me projette dans l'avenir. J'essaie d'améliorer ma technique, je préserve ma vaisselle en prévision d'une réutilisation pourtant incertaine et j'imagine déjà mon prochain repas. D'autre part, je ne suis pas dupe, je sais qu'il s'agit d'un acte vain car la vaisselle du jour succède à celle de la veille et prépare celle du lendemain. Linéarité et circularité.

Que puis-je dire au lecteur qui lui permette de mieux comprendre ma façon de laver la vaisselle ?

Tout d'abord, je suis un homme, d'un peu plus de trente ans. Je suis né en France et même si j'ai quelques origines espagnoles, il n'est pas abusif de dire que je suis un représentant du lavage de la vaisselle à la française. En effet, j'ai passé toute ma vie en France, j'ai effectué une scolarité sans encombre dans des établissements publics. Je ne suis pas baptisé et je n'ai pas reçu d'éducation religieuse. J'ai toujours refusé que la religion m'influence dans mes actes mais il est possible que certains de mes gestes soient teintés de tradition judéo-chrétienne, voire de relents de traditions catholiques. Cela dit, Dieu ne m'inspire pas dans mon travail et cela fait belle lurette que je me considère comme athée. En résumé, j'ai une vision républicaine de la vaisselle, plutôt marquée à gauche, c'est vrai. Après une enfance plutôt heureuse, je suis assez bien intégré dans la vie : quelques amis qui ne jugent pas ma façon de laver les plats, un travail qui me procure des revenus suffisants pour manger dans des assiettes propres et bientôt un enfant à qui je pourrai transmettre ma façon de ranger les verres sur l'égouttoir.

mercredi, août 10, 2005

Laver la vaisselle : un problème de notre temps

Si j'étais en terminale et s'il s'agissait d'un devoir de philo, cela commencerait ainsi :
Laver la vaisselle est un problème auquel l'homme doit faire face au quotidien.

Hier, j'ai eu à faire une grosse vaisselle. Le genre de vaisselle qui remplit les deux bacs de mon évier (je suis un privilégié, j'ai un évier à deux bacs) et que vous ne pouvez plus laisser attendre.
Comme je suis soucieux de ne gaspiller ni l'eau, ni le liquide vaisselle, cela me pose un problème d'optimisation que je soumets à la sagacité de tout internaute qui souhaiterait partager son expérience.

Voici comment je m'en suis sorti cette fois-là (je rappelle que la vaisselle sale remplit les deux bacs) :
  1. je bouche les deux bacs, tous les deux sont remplis de vaisselle sale,
  2. je lave et rince la vaisselle du bac gauche, sous le robinet. Le bac gauche se remplit peu à peu, le bac droit reste plein de vaisselle sale.
  3. une fois le bac gauche presque plein d'eau, je transfère la vaisselle du bac droit vers le bac gauche,
  4. j'essuie la vaisselle qui est sur l'égouttoir pendant que la vaisselle trempe dans le bac gauche,
  5. je lave la vaisselle sans faire couler d'eau dans le bac gauche et je mets la vaisselle à rincer dans le second bac (le droit si vous avez bien suivi),
  6. enfin je rince toute la vaisselle qui se trouve dans le bac de droite.

Je ne sais pas s'il existe une meilleure façon de nettoyer autant de vaisselle. Le résultat de la méthode employée ici me semble satisfaisant.