mardi, janvier 10, 2006

Brouillard sur Bilbao

Pour faire plaisir à Gros Pape, encore une histoire d'avion.

De façon impromptue, il a été décidé hier que je devais aller à Bilbao aujourd'hui.
J'ai donc demandé des billets d'avion et comme je m'y suis pris au dernier moment, il ne restait plus que des places en Classe Affaires à un tarif qui fait rire.
L'avantage est que, pour le prix, j'aurai droit un bonus de miles sur ma carte Iberia Plus. Le fol objectif de passer Iberia Plus Oro (equivalent Iberia de la carte Flying Blue Gold d'Air France) en 2006 est peut- être encore à ma portée.
Ce matin donc, à l'heure où blanchit la campagne, je pris un petit déjeuner complet à l'hôtel avant de partir à l'aéroport. J'eus à peine le temps de frimer au Salon VIP avant d'embarquer dans un avion qui décolla pile à l'heure. A bord, une hôtesse au sourire plein de dents me servit un petit déjeuner de bon niveau et nous commençames notre descente vers l'aéroport de Bilbao. Le paysage était magnifique : de vertes montagnes aux sommets saupoudrés de neige et des vallées abandonnées aux nuages. J'étais heureux.

Et tout à coup, ce fut le drame.

A la surprise générale, notre avion remit les gaz et reprit son ascencion. Le pilote marmonna quelques phrases que personne ne comprit. Alors que notre avion faisait demi-tour au-dessus de l'océan, la chef de cabine prit la parole et nous expliqua que nous n'étions pas autorisés à atterrir en raison du brouillard. Nous allions donc atterrir à Vitoria. Le brouillard venait une fois de plus perturber mon existence !
La suite de l'histoire n'est qu'une succession d'épreuves qu'il me fallut affronter avec courage : l'attente de bus dans le froid (car il fait froid l'hiver à Vitoria), l'heure de trajet en bus, l'arrivée à l'aéroport de Bilbao sous un ciel totalement dégagé (cette histoire de brouillard était-elle un instrument du complot ?).

Finalement, je suis arrivé à mon rendez-vous avec deux heures de retard. Quelle aventure !

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