
Le temps ne se rattrape jamais. Internautes de passage, n'avez-vous rien de mieux à faire ?

J'ai donc demandé des billets d'avion et comme je m'y suis pris au dernier moment, il ne restait plus que des places en Classe Affaires à un tarif qui fait rire.Le moment est venu de dresser un bilan financier de l'année écoulée.
Le bilan de l'année est globalement satisfaisant : aucun prélèvement rejeté, pas d'interdiction bancaire ni d'inscription au fichier de la Banque de France. Les erreurs de gestion de 2001 et 2002 n'ont pas été reproduites et peu de frais d'agios bancaires ont été à payer cette année.
Le volet "recettes" du budget s'établit en croissance même si celle-ci est plus faible que je n'aurais cru. De leur côté, certaines dépenses ont connu une contraction violente, preuve que le programme de réduction des coûts initié dès 2004 commence à porter ses fruits.
Le besoin en fond de roulement s'est réduit. Le résultat d'exploitation, en forte augmentation, a bénéficié principalement à la capacité d'épargne.
Enfin, l'endettement qui reste stable est à un niveau faible et ne présente aucune menace pour les exercices à venir.
- Les impôts, même s'ils sont en hause 27% par rapport à 2002.
- Les dépenses directement liées au logement : loyer et assurance.
- La Restauration Hors Foyer (RHF) en hausse de 3% en euros courants par rapport à 2002. Le chiffre est assez trompeur. En effet, en conséquence du plan d'économies, les dépenses de restaurant à titre personnel ont presque totalement disparu mais ont été remplacées par des dépenses effectuées lors des déplacements professionnels.
- Les frais de taxi (+312% par rapport à 2002) et d'hôtel (+867% / 2002). Une action est à entreprendre en 2006 pour trouver une alternative au taxi.
- L'épargne : les sommes épargnées en 2005 ont augmenté de 126% par rapport à 2004 et de 407% par rapport à 2002.
- Les frais de téléphone et de courrier, peut-être parce qu'écrire ou téléphoner est devenu ringard.
- Les dépenses liées aux vacances (-92% en un an), peut-être parce que prendre des vacances est devenu ringard.
- Les frais de la catégorie "bars & discothèques" (-86% en un an), les années flambe sont bien finies.
- Le budget "boulage" a été supprimé, Gros Pape n'étant pas à la hauteur, il est inutile de perdre du temps et de l'argent.
- Les dépenses de vêtements, réduites de 56% en un an.
Malgré de nombreuses incertitudes, les analystes s'attendent à une bonne année 2006 et à l'amélioration de la plupart des fondamentaux.
Certes, les frais de transport à titre personnel devraient continuer à augmenter de façon importante en raison de la délocalisation de l'activité en Europe du Sud. Toutefois, l'augmentation de ces coûts variables devrait être compensée par l'économie récurrente engendrée par la fermeture prochaine de l'antenne parisienne et la perspective d'un regroupement familial en fin d'exercice.
Les opérations de croissance d'une part et de fusion d'autre part réalisés en 2005 ne devraient peser que modérément sur la trésorerie cette année et s'avèreront relutives dés 2006 de par leur incidence fiscale favorable. Il est enfin à noter que, la taille critique étant atteinte, toute nouvelle opération de croissance est exclue pour 2006 : le lancement d'une nouvelle activité n'est pas à l'étude et la conclusion d'un second partenariat privilégié serait refusée par les autorités. La priorité pour 2006 est le développement harmonieux de la filiale créée en Q4 2005.
J'ai été obligé de passer une nuit supplémentaire à Madrid dans un hôtel pourri à côté de l'aéroport. Pour y aller, j'ai attendu une navette pendant 30 minutes dans le froid (parce qu'il fait froid à Madrid en hiver). En plus, j'ai mal mangé et il a fallu que je me lève une fois encore à 4h30 du matin pour prendre le premier avion pour... Lyon.
J'ai enfin fini la lecture de Plateforme de Michel Houellebecq.Un total de 131 déplacements en avion ou en train pour 251 jours de vie, 1 déplacement tous les 1,9 jour ! Cela signifie que j’ai passé des centaines d’heures à traîner derrière moi une valise à roulettes et que 50 fois au moins j’ai du batailler avec un voisin adipeux pour poser mon avant-bras sur un accoudoir.
Cela me donne le vertige. Comment ai-je pu supporter ça ?

Seulement voilà, il y a encore 4 ou 5 ans, alors que je croupissais au niveau bleu avec ma carte Fréquence Plus, j'aurais vécu le franchissement de cette étape comme une béatification. Aujourd'hui, j'ai peur que ma fête soit un peu gâchée.
Tout d'abord, je rêvais à l'époque de la carte Fréquence Plus Rouge, renommée depuis en Flying Blue Gold. C'est idiot mais cela m'a fait prendre conscience que je ne serai JAMAIS Fréquence Plus Rouge. J'ai beau me dire que c'est pareil, je sais, comme Héraclite, qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même ruisseau.
Enfin, après un rapide calcul, je crois qu'on doit pouvoir estimer que je suis responsable, rien que par mes voyages en avion en 2005, du rejet dans l'atmosphère de 8 tonnes de gaz à effet de serre ! Et je n'ai pas calculé le nombre de litres kérosène qu'on a brûlés pour moi.
Allez, on n'y pense plus. Vivement demain. "PNC à vos portes. Armement des toboggans. Contrôle de la porte opposée."

La température de la cave est de 19,9°C. Je range les bouteilles et je mets à jour mon livre de cave. Je découvre avec surprise une bouteille de Pauillac Haut-Bages-Libéral 1995 dont j'avais complètement oublié l'existence. La joie puis le doute m'envahit. A quelle occasion vais-je pouvoir ouvrir cette bouteille ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.
À la librairie, j'achète Antimanuel d'économie de Bernard Maris. J'en parlerai sans doute dans un prochain message quand je l'aurai lu. Même si je redoute un peu que l'auteur ne se laisse aller à quelques conclusions auxquelles je n'adhérerai pas, je sais déjà que B. Maris est un esprit brillant, que le livre est bien conçu et qu'il donne de bonnes références économiques. En le feuilletant, j'apprends que le prix Nobel d'économie est un prix créé à l'initiative de la banque centrale suédoise en hommage à Alfred Nobel. Voila pourquoi il n'a été décerné qu'à partir de 1969, ce qui était une énigme pour moi.
Jetons maintenant un coup d'oeil au schéma. On dirait le dessin technique du vistemboire à burette mobile de nos cours d'EMT de 5ème. Comment imaginer que ce mécanisme rudimentaire, à technologie 100% analogique existe encore à notre époque où tout va plus vite et où même l'économie est virtuelle ?Je sais que ce combat est difficile à mener, tant les médias se désintéressent du sujet. Je ne perds pas espoir et j'espère qu'une prise de conscience dans le grand public se fera car ma cause est juste.
Ce matin, nous avons acheté quelques cadeaux pour la naissance de la première fille d'un couple d'amis. C'est fou, il existe des appareils qui donnent la température d'un enfant, ou d'un adulte grâce à un embout introduit dans l'oreille. Il semblerait que l'instrument soit doté d'un capteur à infra-rouges mais j'imagine qu'en plus cela suppose une correction de la mesure pour donner une température corporelle estimée. Je me pose donc une question essentielle : l'appareil donne-t-il une valeur identique si on l'utilise ailleurs que dans l'oreille ?
J'avais préparé une sorte de ratatouille (huile d'olive, tomates, poivrons, courgettes, oignons, ail, thym, laurier, origan) à laquelle j'ai ajouté ensuite quelques carottes et des poireaux (parce que j'en avais) et le fameux céleri-rave. On ferme le couvercle, on laisse monter la pression et on compte 15 minutes. Un délice. Voilà, c'est dit. C'est un tel régal que je ne pouvais pas garder ce secret pour moi plus longtemps. Non, ne me remerciez pas.