vendredi, mars 31, 2006

Informations officieuses et confidentielles

Il est fort probable que le 31 mars 2006 ait été un tournant de ma vie.

Tout d'abord, après plusieurs semaines de recherches, j'ai enfin visité un appartement qui sera sans doute mon appartement à Madrid. Comme mon dossier est toujours en instruction, je ne peux donner ici beaucoup de détails. Un internaute indélicat pourrait essayer de me le ravir. Sachez toutefois qu'il s'agit d'un appart tout neuf, dans le quartier Salamanca, avec trois chambres, l'air conditionné, une place de garage, une cave et... une immense terrasse.

Autre événement marquant, j'ai franchi ce même jour le seuil de points nécessaire à l'obtention de la carte Iberia Plus Oro.
Là encore, je n'en aurai la confirmation que lorsque je recevrai la fameuse carte. Mais, imaginez, je suis certainement Iberia Plus Oro et Flying Blue Gold simultanément. Si je me laissais aller, je lèverais les bras au ciel, j'offrirais mon visage au soleil et laisserais couler de chaudes larmes sur mes joues.

jeudi, janvier 12, 2006

Se alquila


Le compte à rebours a commencé : dans quelques jours, je serai salarié espagnol.
Mon premier défi : trouver un appartement.
Je lance donc un appel à la blogosphère. Je cherche un appartement à Madrid, trois chambres, idéalement avec une place de parking, la climatisation et près d'une station de métro.
Toute aide serait la bienvenue.

mardi, janvier 10, 2006

Brouillard sur Bilbao

Pour faire plaisir à Gros Pape, encore une histoire d'avion.

De façon impromptue, il a été décidé hier que je devais aller à Bilbao aujourd'hui.
J'ai donc demandé des billets d'avion et comme je m'y suis pris au dernier moment, il ne restait plus que des places en Classe Affaires à un tarif qui fait rire.
L'avantage est que, pour le prix, j'aurai droit un bonus de miles sur ma carte Iberia Plus. Le fol objectif de passer Iberia Plus Oro (equivalent Iberia de la carte Flying Blue Gold d'Air France) en 2006 est peut- être encore à ma portée.
Ce matin donc, à l'heure où blanchit la campagne, je pris un petit déjeuner complet à l'hôtel avant de partir à l'aéroport. J'eus à peine le temps de frimer au Salon VIP avant d'embarquer dans un avion qui décolla pile à l'heure. A bord, une hôtesse au sourire plein de dents me servit un petit déjeuner de bon niveau et nous commençames notre descente vers l'aéroport de Bilbao. Le paysage était magnifique : de vertes montagnes aux sommets saupoudrés de neige et des vallées abandonnées aux nuages. J'étais heureux.

Et tout à coup, ce fut le drame.

A la surprise générale, notre avion remit les gaz et reprit son ascencion. Le pilote marmonna quelques phrases que personne ne comprit. Alors que notre avion faisait demi-tour au-dessus de l'océan, la chef de cabine prit la parole et nous expliqua que nous n'étions pas autorisés à atterrir en raison du brouillard. Nous allions donc atterrir à Vitoria. Le brouillard venait une fois de plus perturber mon existence !
La suite de l'histoire n'est qu'une succession d'épreuves qu'il me fallut affronter avec courage : l'attente de bus dans le froid (car il fait froid l'hiver à Vitoria), l'heure de trajet en bus, l'arrivée à l'aéroport de Bilbao sous un ciel totalement dégagé (cette histoire de brouillard était-elle un instrument du complot ?).

Finalement, je suis arrivé à mon rendez-vous avec deux heures de retard. Quelle aventure !

lundi, janvier 02, 2006

Vu ?


Houcine était-il ce lundi après-midi à Nancy au volant d'un gros 4x4 Volkswagen ?
Comme je n'en suis pas certain, je ne compte pas un point. Le blogueur d'en face a eu chaud.

dimanche, janvier 01, 2006

L'heure des bilans

Adieu 2005, voici 2006. Je souhaite à tous mes fidèles lecteurs une excellente année 2006 pleine de joie(s) et de réussite(s) et de santé. Parce que c'est important la santé et que quand on a la santé...


Le moment est venu de dresser un bilan financier de l'année écoulée.

  • Appréciation globale

Le bilan de l'année est globalement satisfaisant : aucun prélèvement rejeté, pas d'interdiction bancaire ni d'inscription au fichier de la Banque de France. Les erreurs de gestion de 2001 et 2002 n'ont pas été reproduites et peu de frais d'agios bancaires ont été à payer cette année.

Le volet "recettes" du budget s'établit en croissance même si celle-ci est plus faible que je n'aurais cru. De leur côté, certaines dépenses ont connu une contraction violente, preuve que le programme de réduction des coûts initié dès 2004 commence à porter ses fruits.

Le besoin en fond de roulement s'est réduit. Le résultat d'exploitation, en forte augmentation, a bénéficié principalement à la capacité d'épargne.

Enfin, l'endettement qui reste stable est à un niveau faible et ne présente aucune menace pour les exercices à venir.

  • Ce qui reste stable

- Les impôts, même s'ils sont en hause 27% par rapport à 2002.
- Les dépenses directement liées au logement : loyer et assurance.
- La Restauration Hors Foyer (RHF) en hausse de 3% en euros courants par rapport à 2002. Le chiffre est assez trompeur. En effet, en conséquence du plan d'économies, les dépenses de restaurant à titre personnel ont presque totalement disparu mais ont été remplacées par des dépenses effectuées lors des déplacements professionnels.

  • Ce qui explose

- Les frais de taxi (+312% par rapport à 2002) et d'hôtel (+867% / 2002). Une action est à entreprendre en 2006 pour trouver une alternative au taxi.
- L'épargne : les sommes épargnées en 2005 ont augmenté de 126% par rapport à 2004 et de 407% par rapport à 2002.

  • Ce qui s'effondre

- Les frais de téléphone et de courrier, peut-être parce qu'écrire ou téléphoner est devenu ringard.
- Les dépenses liées aux vacances (-92% en un an), peut-être parce que prendre des vacances est devenu ringard.
- Les frais de la catégorie "bars & discothèques" (-86% en un an), les années flambe sont bien finies.
- Le budget "boulage" a été supprimé, Gros Pape n'étant pas à la hauteur, il est inutile de perdre du temps et de l'argent.
- Les dépenses de vêtements, réduites de 56% en un an.

  • Les perspectives pour 2006

Malgré de nombreuses incertitudes, les analystes s'attendent à une bonne année 2006 et à l'amélioration de la plupart des fondamentaux.

Certes, les frais de transport à titre personnel devraient continuer à augmenter de façon importante en raison de la délocalisation de l'activité en Europe du Sud. Toutefois, l'augmentation de ces coûts variables devrait être compensée par l'économie récurrente engendrée par la fermeture prochaine de l'antenne parisienne et la perspective d'un regroupement familial en fin d'exercice.

Les opérations de croissance d'une part et de fusion d'autre part réalisés en 2005 ne devraient peser que modérément sur la trésorerie cette année et s'avèreront relutives dés 2006 de par leur incidence fiscale favorable. Il est enfin à noter que, la taille critique étant atteinte, toute nouvelle opération de croissance est exclue pour 2006 : le lancement d'une nouvelle activité n'est pas à l'étude et la conclusion d'un second partenariat privilégié serait refusée par les autorités. La priorité pour 2006 est le développement harmonieux de la filiale créée en Q4 2005.

vendredi, décembre 23, 2005

Brouillard sur Toulouse

A la demande générale, une nouvelle histoire d'aéroport et d'avion.

Ce jeudi 22 décembre, tous les vols entre Madrid et Toulouse ont été annulés.
J'ai été obligé de passer une nuit supplémentaire à Madrid dans un hôtel pourri à côté de l'aéroport. Pour y aller, j'ai attendu une navette pendant 30 minutes dans le froid (parce qu'il fait froid à Madrid en hiver). En plus, j'ai mal mangé et il a fallu que je me lève une fois encore à 4h30 du matin pour prendre le premier avion pour... Lyon.
Une fois à Lyon, j'ai dû courir pour embarquer dans un avion capable d'atterrir à Toulouse-Blagnac, même par temps de brouillard.
Les vacances commencent mal.

lundi, novembre 21, 2005

Vu : Fabrice Santoro


Au salon Air France de l'aéroport Roissy Charles de Gaulle - terminal 2F.
Il devait avoir envie que les gens le voient, il était assis juste à l'entrée du salon, impossible de le louper.

vendredi, octobre 28, 2005

Vu : Alain Minc


Aujourd'hui, dans le salon affaires de l'aéroport de Madrid. Il était affalé dans un fauteuil, le regard perdu en direction d'un écran annonçant les vols en retard. Je me fais un peu de souci pour lui. Il ne m'a pas l'air bien en forme.
J'ai failli aller le voir pour lui dire qu'il était beaucoup plus petit qu'à la télé et pour lui demander de réagir sur un sujet d'actualité comme la grippe aviaire.
Et hop, je reprends l'avantage sur Gros Pape.

lundi, septembre 12, 2005

J'ai fini de lire Plateforme

J'ai enfin fini la lecture de Plateforme de Michel Houellebecq.
Cela faisait 3 ans que je trimballais ce bouquin dans le fond de ma valise. Pour une raison que j'ignore, je n'arrivais pas à me lancer alors que j'étais persuadé qu'il me plairait. Finalement, j'ai ouvert le livre fin août, je l'ai lu facilement et avec un certain plaisir.
Comme on m'en avait beaucoup parlé, j'étais bien préparé et je ne peux pas dire que j'ai été surpris. J'y ai trouvé ce à quoi je m'attendais. Ce serait réducteur de dire qu'il s'agit d'une histoire d'amour, pourtant, même si le narrateur nous livre un regard désabusé sur notre société, je pense qu'il s'agit essentiellement de ça.
Beaucoup de scénes de cul, parfois un peu ennuyeuses.
A partir d'aujourd'hui, je pourrai donc dire : "j'ai lu du Houellebecq" et comme j'ai vu toutes les interviews télé de l'écrivain ces deux dernières semaines, j'ai vraiment l'impression d'être dans le vent. Même si la lecture de "la possibilité d'une île" attendra sans doute 3 ans.

jeudi, septembre 08, 2005

Mal aux fesses

Ca suffit, ça ne peut plus durer.
Je me suis de nouveau plongé dans des calculs idiots et il s’avère que, depuis le 1er janvier 2005, j’ai pris :
  • 76 fois l’avion,
  • 55 fois un train grandes lignes (et 184 fois depuis le 1er février 2004 !)

Un total de 131 déplacements en avion ou en train pour 251 jours de vie, 1 déplacement tous les 1,9 jour ! Cela signifie que j’ai passé des centaines d’heures à traîner derrière moi une valise à roulettes et que 50 fois au moins j’ai du batailler avec un voisin adipeux pour poser mon avant-bras sur un accoudoir.
Cela me donne le vertige. Comment ai-je pu supporter ça ?

mardi, septembre 06, 2005

Vivement demain.


Ce soir, j'ai la joie au coeur car demain sera une journée historique.
En effet, pour la 30ème fois depuis le 1er janvier 2005, je monterai dans un avion aux couleurs de Air France et j'accéderai ainsi au statut "Flying Blue Gold" que je convoite depuis de nombreux mois.
Encore plus formidable : je viens de découvrir que j'atteindrai simultanément le niveau "Iberia Plus Silver" puisque j'ai effectué aujourd'hui mon 45ème vol Iberia de l'année.
Un double orgasme en quelque sorte.

Je vais enfin pouvoir me la pêter grave dans les halls d'aéroport.

  • Je vais mépriser les gueux qui font la queue pour enregistrer, ceux qui attendent leur valise à l'arrivée, ceux qui ne peuvent embarquer en raison du surbooking. Moi, je dispose d'un comptoir d'enregistrement exclusif, d'une priorité sur les listes d'attente, de la livraison prioritaire des bagages.
  • Dans les salons qui me sont réservés, j'irai me goinfrer de petits biscuits en sachets individuels. Après avoir lancé un regard dédaigneux à l'hôtesse d'accueil, je saisirai 3 ou 4 journaux que je jetterai ensuite sans les avoir lus. Assis dans un fauteuil confortable, un verre de vin blanc à la main et la bouche pleine de chips, je hurlerai dans mon téléphone mobile "Sorry, I cannot speak louder because I am in the Business Lounge at CDG Airport. Let's talk about that when you are back from LA."
  • J'attacherai sur la poignée de mon cartable, l'étiquette "Flying Blue Gold", signe de reconnaissance des membres de ma tribu : les Frequent Travellers. J'affirmerai ainsi mon statut de mâle dominant, aiguisant un peu plus l'appétit sexuel des femelles à mon égard.

Seulement voilà, il y a encore 4 ou 5 ans, alors que je croupissais au niveau bleu avec ma carte Fréquence Plus, j'aurais vécu le franchissement de cette étape comme une béatification. Aujourd'hui, j'ai peur que ma fête soit un peu gâchée.

Tout d'abord, je rêvais à l'époque de la carte Fréquence Plus Rouge, renommée depuis en Flying Blue Gold. C'est idiot mais cela m'a fait prendre conscience que je ne serai JAMAIS Fréquence Plus Rouge. J'ai beau me dire que c'est pareil, je sais, comme Héraclite, qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même ruisseau.

Enfin, après un rapide calcul, je crois qu'on doit pouvoir estimer que je suis responsable, rien que par mes voyages en avion en 2005, du rejet dans l'atmosphère de 8 tonnes de gaz à effet de serre ! Et je n'ai pas calculé le nombre de litres kérosène qu'on a brûlés pour moi.

Allez, on n'y pense plus. Vivement demain. "PNC à vos portes. Armement des toboggans. Contrôle de la porte opposée."

dimanche, septembre 04, 2005

Ami lecteur, qui es-tu ?

Depuis quelques jours, j’ai installé un petit compteur discret sur cette page et, grâce à celui-ci et à Statcounter, j’obtiens des données intéressantes sur la fréquentation de mon blog. Je vais pouvoir notamment :
  • Tenter d’identifier celui, ou celle, qui me fait le plaisir de me rendre visite ;
  • Analyser les comportements de lecture.
Bref, je cherche à savoir qui peut bien me lire et pourquoi. En fonction de mon public et de ses goûts, j’orienterai mes articles, naturellement le trafic augmentera, je deviendrai alors un véritable phénomène de société, la notoriété s’abattra ensuite sur moi, enfin, accablé de gloire, je deviendrai riche et influent.
Avant de commencer une étude précise du profil de mes lecteurs assidus, j'ai d'abord dû supprimer ce que les statisticiens nomment les "points aberrants", c'est à dire les égarés qui se retrouvent sur ma page par hasard et que je ne parviens pas à fidéliser. Sur une semaine, 9 internautes ont échoué sur mon blog en passant par le détroit de Google. A 67%, ces malheureux avaient lancé une recherche en relation avec "Djamila Belkacem l'empoisonneuse". Rien que de penser que l'on puisse me rendre visite avec des pensées meurtrières me fait froid dans le dos. Heureusement, tous ont passé leur chemin et aucun est revenu.
Après élimination de ces éléments statistiques non significatifs, il ne restait plus qu'à analyser les comportements des lecteurs réguliers et à en dresser le portrait robot suivant :
  • mon lecteur est indifféremment un homme ou une femme, comme le montre parfaitement le camembert ci-contre ;
  • il appartient à la même génération que moi, 100% ont entre 30 et 35 ans ;
  • c'est un célibataire actif, financièrement autonome, qui dispose malgré tout de temps pour tenir à jour un blog ;
  • il vit en France (100%), 50% à Paris, 50% en province, mais c'est un urbain ;
  • mon lecteur est aussi très assidu, revenant jusqu'à 15 fois par jour pour lire et relire cette page.
Maintenant que le constat est fait, il me faut tirer un plan d'action :
  • Mon blog s'impose de jour en jour comme le blog d'une génération. Je décide de rester sur cette cible, sans chercher à me développer sur d'autres segments de marché. En effet, je risquerais de brouiller mon message et de perdre alors ceux qui constituent ma base, mes early adopters.
  • Des relais de croissance se trouvent à l'export. Dans un premier temps, je vise le lecteur francophone. En effet, écrire en anglais ou en espagnol est possible pour moi mais cela me demanderait un effort important ce qui nuierait à la régularité déjà aléatoire de mes mises à jour. J'ai bon espoir de fidéliser quelques amis wallons, québécois, africains de l'ouest et du centre avant de me lancer à la conquête de toute l'Europe occidentale et des Amériques.
  • Un meilleur référencement est impératif. Si la qualité du contenu est nécessaire pour fidéliser le lecteur, il faut encore augmenter ma base de clientèle en recrutant de nouveaux prospects. Pour cela, je décide de travailler à un meilleur référencement de mon blog dans les moteurs de recherche. Le filon serial killers déjà expérimenté est, à mon avis, à proscrire. Je m'oriente donc sur les mots clés les plus tapés : ceux du sexe. Dorénavant, toutes mes illustrations seront dénommées avec des intitulés issus de ce champ lexical : clitoris.jpg, doggy_style.jpg, busty_whore.jpg... Une façon discrète d'attirer du monde sans changer le fond de mes textes qui doivent rester lisibles en famille. J'espère ensuite que les égarés oublieront leur objectif masturbatoire et reviendront pour lire mon didacticiel de vaisselle, prendre part au débat public sur la suppression de la pédale d'embrayage... Et si quelques pervers souhaitent se soulager devant la photo d'un céleri-rave, qu'ils le fassent.

samedi, août 27, 2005

Hasta la victoria, siempre

Ils ont plié ! Il nous aura fallu moins de 24 heures de lutte pour triompher des ennemis sournois qui tentaient de bailloner le libre penseur que je suis.

Cachez-vous bandes de vilains, vous savez désormais qu'ils sont là pour me soutenir. Nous sommes nombreux, nous sommes forts, nous sommes déterminés, vous ne pouvez rien contre nous. Ne vous avisez pas de recommencer. Qui que vous soyez, où que vous soyez, nous vous débusquerons et je plongerai moi-même les mains dans vos entrailles pour en extraire le coeur.

Mon éditeur a donc retrouvé toutes les fonctionnalités avancées qui me permettent d'insérer aisément des photos, d'écrire en gras, en italique, en couleur et en italique, en couleur en gras et en italique, de faire des liens vers des sites débiles en gras en couleur et en italique...
Bref, je peux m'exprimer librement, affranchi des contigences HTML. Cette victoire, je la dois à tous ceux qui se sont mobilisés pour crier haut et fort leur révolte. Merci.

En homme libre, je vous informe qu'il fait 19,1° C dans ma cave.

vendredi, août 26, 2005

Messieurs les censeurs, bonsoir !

J'aurais dû m'en douter. Je dérange, mes opinions dérangent.
On cherche à me faire taire mais on n'y arrivera pas.

Je ne sais pas si c'est à cause de mon brûlot anti-pédale d'embrayage ou encore ma prise d'opinion virulente contre la TIPP qui flotte mais je subis depuis 24h une étrange panne de mon éditeur de blog. Il m'est devenu impossible d'insérer des images et je suis contraint à taper du code en html comme un vulgaire étudiant en informatique des années 1990.

On cherche à m'intimider mais je ne me laisserai pas faire. Je sais que je ne suis pas seul. Ils viendront de partout pour me soutenir et réclamer justice en mon nom.

Rendez-moi l'interface wysiwyg de mon éditeur !

jeudi, août 25, 2005

Eh oui, c'est la reprise.

Petite faiblesse ces derniers jours, presque une semaine sans rien écrire sur ce blog. Je m'y remets et, même si le temps ne se rattrape jamais, je vais essayer de me rappeler les événements marquants de ces derniers jours.

Samedi 20 août
La température de la cave est de 19,9°C. Je range les bouteilles et je mets à jour mon livre de cave. Je découvre avec surprise une bouteille de Pauillac Haut-Bages-Libéral 1995 dont j'avais complètement oublié l'existence. La joie puis le doute m'envahit. A quelle occasion vais-je pouvoir ouvrir cette bouteille ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu.

Courses à Auchan. J'achète plein de légumes, mais j'oublie les courgettes. Ce n'est pas très malin car cela compromet la ratatouille. Heureusement, en rentrant je m'aperçois qu'il restait quelques courgettes dans le fond du bac à légumes du réfrigérateur. Je me dis que c'est mon jour de chance. Je souris. Je suis heureux.

Le soir, je suis de nouveau tiraillé par les sentiments contraires de l'hésitation. Le moment est-il venu pour moi de préparer la ratatouille ? Répondre oui impliquerait d'en manger aussi le lendemain mais alors quelle viande pour accompagner ? Finalement, la ratatouille est reportée.

Dimanche 21 août
Ma maman arrive à la gare à 13h30. Nous déjeunons tard, essentiellement des crudités et du fromage puisque la ratatouille n'a pas été préparée.

Promenade en ville l'après-midi. Je prends un diabolo-menthe en terrasse. Nous sommes surpris par la pluie. Nous restons à l'abri sous le parasol.

À la librairie, j'achète Antimanuel d'économie de Bernard Maris. J'en parlerai sans doute dans un prochain message quand je l'aurai lu. Même si je redoute un peu que l'auteur ne se laisse aller à quelques conclusions auxquelles je n'adhérerai pas, je sais déjà que B. Maris est un esprit brillant, que le livre est bien conçu et qu'il donne de bonnes références économiques. En le feuilletant, j'apprends que le prix Nobel d'économie est un prix créé à l'initiative de la banque centrale suédoise en hommage à Alfred Nobel. Voila pourquoi il n'a été décerné qu'à partir de 1969, ce qui était une énigme pour moi.

Le soir, ce sera poulet et haricots verts. Nous convenons que les haricots verts de Auchan sont vraiment très bons. Fins et sans fil.

Lundi 22 août
Température de cave : 19,9°
Visite du jardin botanique. J'apprends que 80% de la production de bergamote vient de Calabre et 13% de Côte d'Ivoire. L'huile essentielle extraite de cet agrume (qui parfume notamment mon thé Earl Grey) est "débergapténisée", c'est à dire qu'on lui enlève le bergaptène. Ce dernier provoque sur la peau des réactions : surpigmentations, pustules voire des cancers.

Le soir, je prépare enfin la ratatouille. C'est un succés.

Mardi 23 août
Mon boulanger préféré a enfin réouvert (Eh oui, c'est la reprise). J'achète deux baguettes "tradition" et trois espèces de mini-gateaux marbrés trempés dans le chocolat. Pour revenir, j'opte pour un détour par le parc mais j'ai à peine le temps d'en faire le tour avant qu'il ne se mette à pleuvoir. Je me dis que j'ai eu tort de passer par le parc. Je me dis que c'est bien malheureux d'avoir un temps pareil au mois d'août. C'est idiot, mais ça me fait rire.

C'est la saison des mirabelles. J'en achète 1kg au Monoprix. C'est sympa le Monoprix. En revanche, je suis très déçu de ne pas trouver le même Munster au lait pasteurisé qu'à Auchan. Je prends le Munster de marque Monoprix Gourmet. On ne m'y reprendra pas.

À la gare, nous achetons des billets pour aller à Vittel le lendemain. La jeune femme au guichet est fort peu aimable.

La journée se termine par un repas au restaurant.

Mercredi 24 août
Départ pour Vittel avec ma maman le matin. Notre TER s'arrête dans tous les patelins. Entre le thé du petit déjeuner et les gobelets d'eau des sources Hépar et Vittel, je suis contraint de faire pipi quatre fois entre 10h et 15h.

Le Guide Vert indique un parcours de randonnée passant par la chapelle Sainte-Anne et le Croix de la Mission de Norroy. Le chemin n'est pas balisé. Je demande ma route à deux vieilles vosgiennes austères. Nous pensons être passés près de la croix. Il s'agit d'un calvaire assez quelconque. La chapelle Ste Anne présente, elle aussi, un intérêt limité.

Jeudi 25 août
Température de cave : 19,4°
Nous recevons. Je descends à la cave chercher deux bouteilles de vin pour accompagner les plats du déjeuner : un Fronsac 1997 Château Meyney (rouge) et un Côtes de Beaunes 1998 La Grande Chatelaine de chez Chantal Lescure (blanc). Le Fronsac est très bien, un peu trop académique avec son nez plein de vanille. Le Côte de Beaunes aurait dû être plus frais mais c'est une bien belle petite chose quand même.

Ma maman est repartie.

Fin de soirée avec Christophe Hondelatte et Djamila Belkacem. Une empoisonneuse condamnée à 30 ans de prison.